NOTRE HISTOIRE
Le Logis de la Talonniere avec sa tour cylindrique fut construit dans le courant du 12eme siècle, comme la plupart des édifices fortifiés de la région.
Du plus loin qu’il est possible de vérifier, le logis a été la propriete de la Famille BARBEZIERES, seigneur de la région, dont le château familial se trouve encore dans le village de BARBEZIERES a une quinzaine de kilomètres de La Talonniere.
Cette solide construction à usage de ferme fortifiée percée de meurtrières permettait d’abriter ses habitants lors d’attaques, très courantes au Moyen Age et plus particulièrement pendant la guerre de 100 ans.
Les habitants disposaient à l’intérieur d’une fontaine d’eau claire sur laquelle l’édifice a été construit et qui alimente encore Le Logis.
Des découvertes plus récentes permettent de déduire que le Logis fut probablement édifié sur la base de constructions plus bien plus anciennes datant de l’époque Gallo-Romaine.
Le logis restera la propriété des Barbezières et de ses descendants du 12eme jusqu’au milieu du 18eme siècle. Un acte d’inventaire le confirme toujours en 1756, préalablement a sa cession.
La famille LA BARDE, de petite noblesse locale, en devient propriétaire cette année-là.
L’histoire locale nous relate que le 18 Frimaire* de l’An II (le 8 Décembre 1793), le Seigneur La Barde, en sa qualité de propriétaire du logis, remettra ses titres de noblesse à la Municipalité pour qu’ils soient brûlés. Grace cet acte dit « républicain », Il conservera le logis et ses terres. Il deviendra ce jour-là le citoyen Labarde.
« La destruction de ces titres de noblesse fut donc opérée à Fouqueure le 18 frimaire an II comme l’indique le procès-verbal encore disponible :
“Ce jourd’hui, dix-huit frimaire, l’an deuxième de la république, à l’issue de la messe, à la principale porte de l’église, en présence de tous les citoyens de la commune, la municipalité a procédé au brulement des titres, papiers relatifs aux droits féodaux qui ont été déposés à la commune par les citoyens Vivien curé de ladite commune, la citoyenne Vve Robin La Menarderie, à cause de son fief des Matthieu et le citoyen La Barde d’Aigre à cause de son domaine de La Talonnière …
Le feu éteint, la municipalité s’est retirée ainsi que les citoyens emportant avec eux la satisfaction d’avoir secoué le joug de la féodalité.”
Mémoires de la Société Archéologique et Historique de la Charente, 1949-1950, pp. 51-59
La ferme agricole et viticole ainsi qu’un moulin à eau accolés au Logis existaient déjà au 18eme siècle et employaient un personnel conséquent.
Le Moulin à eau est alimenté par un bras de rivière artificielle, dit « Bief du Moulin » et est déjà présent au 18eme siècle. La forme actuelle du moulin avec sa roue horizontale est achevée en 1906.
C’est à Madame Macquet, héritière du Logis dans le courant du 19eme, que l’on doit les ultimes agrandissements et embellissements définitifs du Logis, ainsi que les dépendances et le grand parc, réalisés dans les années 1870.
Le site restera la propriété la famille LA BARDE et de ses descendants jusqu’en 1945.
Le site entier a été vendu en 1947 a la famille Delouche, qui y demeurera par leur fille Renée jusqu’en 2015.
Le moulin ainsi que les locaux techniques, dont les blutoirs et l’immense grenier à grain ont été conservés presque intact malgré son arrêt officiel, en 1961. Les roues de broyage en pierre sont toujours présentes au 1er etage du moulin.
Aujourd’hui, La ferme de la Talonniere attenante au Logis est toujours une exploitation agricole et viticole convertit en l’agriculture biologique. Elle reconstitue son vignoble à Cognac tel qu’il fut il y a encore une soixantaine d’années.
Le Logis de la Talonniere reste un lieu historique d’exception plus que jamais vivant après des travaux de rénovation importants réalisés ces 10 dernières années.
Les propriétaires actuels vous accueilleront très amicalement pour vos réceptions familiales, la célébration de votre mariage, mais aussi pour vos soirées à thème ou vos réunions professionnelles.
Vous y trouverez aussi de nombreux produits fabriqués sur place et issus de l’agriculture biologique.